Tiraillé entre la volonté de partager la bonne soupe 2.0 dans laquelle je baigne avec bonheur et l’énervement quotidien d’avis péremptoires lancés sans précaution par ceux qui ont toujours tout compris des trucs qu’ils ne connaissent pas, je continue malgré tout à écouter la voix de l’angelot qui me pousse à prêcher pour la grande Connexion.
“Pfff, twitter, encore un truc d’aliénés qui veulent dire au monde quand ils vont pisser”.
“Pfff, l’iPhone, on foutrait une pomme sur une poubelle tu l’achèterais pour ton salon”
“Pfff, Facebook, c’est une banque d’applis débiles pour teenagers”
Ce qui n’est pas sympa quand tu lâches ça, c’est que tu ne respectes pas celui qui est sensé être ton vrai ami de ce que tu appelles la “vraie vie”. Dire à quelqu’un que ce qui occupe une grande partie de sa vie est une connerie, c’est quand même quelque part le traiter de con.
Ben si.
Dis donc, je serais pas un peu remonté moi?
Bref, concentrons nous sur la vedette du jour, Twitter. Si tu penses de moi que je suis assez bête pour passer autant de temps connecté à une futilité, inutile de perdre ton temps, passe ton chemin camarade 1.0. No offense!
Si par contre tu trouves ça bizarre et que tu as l’humilité et la délicatesse de dire que tu ne vois pas l’intérêt, que tu ne comprends pas ce qui mobilise tant de gens passionnants, alors assieds toi camarade, on va causer.
Lâchons le morceau: Twitter c’est pour les curieux. Si tu ne vois pas dans Internet autre chose qu’un terminal pour acheter ton billet de train, si tu ne veux pas faire rentrer Internet dans ta vie, alors profite de ton style de vie et oublie twitter
Il n’y a pas jugement de valeur, ce n’est ni bien ni mal, mais c’est un fait: si tu essayes Twitter d’un oeil d’observateur désabusé, tu ne verras rien. Les réseaux sociaux ne donnent rien, ils échangent.
Pour caricaturer, on trouve 2 profils sur Twitter comme partout ailleurs sur le cyberespace: les producteurs et les consommateurs de contenu, et j’ajouterais, peu importe la proportion, d’autant qu’on est toujours un peu des 2, qu’il y a tout un “dégradé de gris” comme dirait l’autre.
Tu peux te “brancher” sur twitter en mode timide et n’être qu’un lecteur. Pour autant tu ne peux pas être totalement passif. Il faut quand même fouiller un peu pour trouver les sources qui t’intéressent, être curieux. Il faut sonder, faire remonter ce qui te contentera. C’est pas du tout cuit-cuit. Ah ah ah!
Donc si tu ouvres un compte twitter sans volonté d’en retirer quelque chose, autant uriner dans une contrebasse. Ce serait comme aller sur la page Google et dire: bon alors? Il se passe rien? Il faut entrer un minimum d’interaction. Il faut avoir envie, chercher.
C’est vrai, ce n’est pas d’un abord évident, il y a un tout petit effort initiatique à faire, rien de bien effrayant, je te jure, mais oui: il faut avoir envie.
Allez, je te laisse et j’espère très vite te pondre LE tutoriel Twitter qui te fera tout comprendre.
Je conclus une fois de plus en citant Confucius:
“Si tu trouves qu’un réseau social est con c’est de ta faute: c’est que tu t’es connecté à des cons!“
Je trouve qu’il y va un peu fort le Confucius, mais sur le fond, je trouve ça bien vu.






























Tu exprimes très bien ce que nous sommes beaucoup à penser. Une petite mise au point remplie de pertinence. Merci !
merci