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Intensification de la campagne de vaccination

En tout cas en Essonne.

La préfecture communique:

ouverture des centres 7 jours/7 de 8h30 à 22h30!

Ben dis donc, ça c’est de l’intensification. Reste à voir si les personnels suivront vu que ce sont les communes qui assument. Je ne comprends toujours pas pourquoi Mr Fillon et Mme Bachelot ne veulent pas des médecins de villes. C’est juste pour l’argent ou il y a autre chose? Désolé, je n’ai pas trop suivi leurs déclarations…

Vu sur le site de la Préfecture.

PDF dispo ici

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Devoir de mathématiques gratuit à l’intention des petits grippés privés d’école

Imaginons que l’Etat décide de vacciner toute sa population contre une vilaine grippe appelée h1n1.

Sachant que l’Essonne dispose de 17 centres de vaccination, que sa population est approximativement de 1 200 000 habitants, combien de temps faudra-t-il au centre de Longjumeau pour vacciner l’ensemble de la population qui lui est affectée?

Hypothèses et données supplémentaires:

– on suppose une répartition égale des populations sur tous les centres

– on suppose que le centre de Longjumeau vaccine 50 personnes pas jours d’ouverture (oui je sais, je suis très optimiste)

– les centres de vaccination sont ouverts 3 jours par semaine (si, si, je t’assure)

– on suppose que tout le monde accepte de se faire vacciner (oui je sais…) et qu’il y a toujours assez de gens qui attendent pour maintenir le flux

– on approxime une année à 52 semaines.

Tu ne t’embêteras pas avec les virgules et les détails, c’est un ordre de grandeur que nous souhaiterions obtenir.


Solution:

La population qui doit être vaccinée à Longjumeau est de 1 200 000 / 17 = 70588

le centre de Longjumeau peut vacciner 50 x 3 = 150 personnes par semaine.

Il faudra donc 70588 / 150 = 470 semaines, soit 470 / 52 = 9 ans pour vacciner contre la grippe h1n1 2009.

Tu as trouvé pareil? Bravo, tu as 20/20!

Par contre je n’aime pas être sévère, mais je ne peux pas faire autrement: je mets un 0/20 à l’administration, copie à revoir!

Oui je sais, la critique est facile.

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Vaccination #h1n1, s01e02: « Au secours Mme Bachelot! »

J’ai vécu hier matin (samedi) un deuxieme épisode au centre de vaccination, je n’aurais pas cru cela possible: ce fut pire que jeudi dernier.

Je ne sais pas comment cela c’est terminé mais si on me disait qu’il y a eu une émeute, je ne serais pas surpris. Scènes affligeantes de familles entassées, coincées pendant des heures pour une malheureuse piqure, une machine administrative en surchauffe et des personnels dépassés.

Je revenais car mon fils s’est vu refusé le vaccin jeudi et renseignement pris auprès de son docteur, il n’y avait pas de raison. Je retourne donc ce matin au centre de vaccination de Longjumeau pour faire régulariser ses anticorps, mais j’ai peur.

J’ai peur car je me souviens du bordel de jeudi et comme nous sommes samedi, j’imagine que cela peut être pire. J’étais bien en dessous de la vérité. En fait vu l’inefficacité de ce centre j’avais programmé d’essayer celui de Massy. Problème: le bon pour mon fils a été tamponné Longjumeau et stipule suite à une erreur qu’il a bien été vacciné.

Je dois donc passer à Longjumeau pour une signature, un tapon, un truc qui signale l’erreur. Et puis je me dis que ça vaut le coup d’essayer, après tout ils sont peut-être un peu rodés depuis jeudi, sait-on jamais.

J’entre horrifié. Les salles sont saturées, des bébés qui pleurent, des femmes enceintes, et je vois tout de suite qu’il sont là depuis longtemps. L’exaspération suinte. La première idée qui me saute aux neurones c’est que nous sommes dans un foyer de contamination. Partout on t’explique d’éviter les réunions, les endroits fermés, et on se retrouve dans un centre de vaccination avec des salles bondées, moites, chaudes et humides de la mauvaise humeur de familles assommées par des heures d’attente. Un vrai bouillon de culture. Tiens d’ailleurs je note au passage que de tout ce que j’ai vécu, je n’ai jamais vu un seul masque.

La dame m’accueille manifestement au bout du rouleau: « écoutez je vous préviens, ça risque d’être très long ». Convaincu que je ne passerai jamais et qu’au mieux j’attraperai tous les miasmes qui saturent l’atmosphère, j’abandonne tout de suite et je demande si je peux juste monter voir le doc qu’il me signe mon papier pour bien signifier que Paul n’est pas vacciné afin que j’aille essayer ailleurs. Accordé!

Je traverse les familles incrédules et monte au premier. L’ambiance contraste fortement avec le rez de chaussée: peu de monde, le calme règne. Et pour cause, les gens montent au compte goutte, je comprends tout de suite que les gens en bas ne passerons pas aujourd’hui.

Et là coup de bol, les admin me reconnaissent, j’ai mon dossier en main, tout est déjà près, y’a plus qu’à piquer: « asseyez vous, on va vous faire passer ». Je t’assure que j’ai expressément signifié par 2 fois que je ne suis pas monté pour passer devant tout le monde, que je viens juste pour de la paperasse. On insiste, je cède volontiers, je ne te cache pas ma joie d’être béni par la providence, de toute façon je sais que je ne ferais perdre de temps à personne, le circuit qui coince je ne l’empreinte pas, les papiers sont déjà faits et manifestement les infirmières s’ennuient.

Malgré notre miraculeux laisser passer pour le nirvana anti pandémique, on attendra encore bien 20 minutes dans le box de l’infirmière pour la piquouse. Je m’en fous, je sais trop la chance que j’ai d’être là. J’en profite pour observer, je sais évidemment que je te déballerai tout.

D’un point de vue humain, en gros comme partout 2 catégories se distinguent:

– ceux qui réalisent qu’on va dans le mur et qui commencent à paniquer (la colère gronde en bas), qui veulent faire bouger la procédure.

– ceux qui sont éduqués à l’administartif: on avance vaille que vaille, on suit la procédure, on va pas commencer à se poser des questions quand même.

Une dame de la saisie informatique prend l’ampleur des dégâts et demande de l’eau ou des cafés pour « les gens d’en bas ». Y’a pas. Et quand y’a pas qu’est ce qu’on fait? Rien. En tout cas là les responsables y z’avaient pas donc non, on fait rien.

Parlons un peu chiffres. En gros bien qu’en théorie « les centres sont vides », il y a au moins 80 personnes en bas. Il est 11h passé, depuis ce matin moins de 20 piqures je crois. Tout le monde réalise qu’ils sont là au moins jusqu’au soir (en théorie on ferme à 13h). Oui mais non, le doc se fâche, « moi je termine à 13h », « je m’engage sur 20 personnes, après je pars ». Je ne voudrais pas être celui ou celle qui devra renvoyer 3 quarts des gens qui ont passé la matinée ici dans leurs pénates. 😦

La situation dégénère, Paul s’est fait piquer, je descends sans culpabilité mais avec compassion. Je suis atterré. Un type qui gère la crise du côté insurgés me choppe et me demande l’air accusateur: « c’était quoi votre numéro? ». Je lui confesse que je n’avais pas de numéro et la première stupeur passée, je leur explique précisément, à lui et à l’attroupement, en ajoutant: imaginez qu’après ce que vous avez vécu aujourd’hui, on vous dise la haut au dernier moment « ah non, il a eu un vaccin la semaine dernière, je sais pas si on peut le piquer, demandez à son docteur et revenez ». J’ai vécu ça jeudi, c’est mon 2eme tour aujourd’hui. Ma sincérité et ma diplomatie opèrent: j’échappe au lynchage.

Tout ça pour dire quoi?

Et bien simplement que je comprends de mieux en mieux les généralistes qui ont fait valoir que leur réseau était bien mieux à même d’absorber ces flux ingérables. Je ne sais pas comment cela se passe dans les autres centres, mais pour avoir fait un saut à Massy, il me semble que les gens commencent à se bouger, et si le centre de Longjumeau n’est pas un cas isolé, on va vers un fiasco d’envergure. On ne peut pas gérer de tels flux avec un débit de moins de 10 personnes par heure et par centre. C’est ubuesque. Aujourd’hui il y avait moins de 100 personnes, c’est à dire rien.

Pour une fois j’aurai vraiment aimé être un « blogueur influant » pour interpeller modestement Mme Bachelot et la supplier de penser à l’hypothèse de faire confiance aux généralistes: même si on doit perdre un peu au niveau tracking, aucun doute qu’on y gagnera énormément en terme de santé publique. Je n’ose imaginer ce qui va se passer si comme il est probable les foules se réveillent et se tournent finalement vers ce vaccin tant diffamé par les thèses conspirationnistes de tous poils. On reproche à Mme Bachelot de vouloir faire peur, mais attends un peu que les journalistes se bougent un peu et montrent les 1eres images des centres de réanimation. Pourquoi on ne voit pas ça comme dans les autres pays? Que fait le grand lobby des grands méchants labos?

Cette vaccination h1n1 ce n’est rien du tout, c’est sa mise en oeuvre qui est apocalyptique. Que vous soyez pour ou contre, ok, chacun son jugement, mais qu’au moins ceux qui veulent puissent y avoir accès.

Si vous avez des témoignages sur d’autres centres, ça m’intéresse.

Et figure toi que malgré ma chance je reste énervé: il me reste encore un petit à vacciner sans adjuvants (moins de 2 ans).

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H1N1: La grippe vue du terrain

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