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5 millions de morts sur Facebook #death #internet

Et même sûrement plus aujourd’hui, cet enregistrement date un peu (9 mois) mais c’est une question qui reste importante et dont je doute qu’elle aie beaucoup progressé: quid de notre vie numérique après la mort IRL?

Je ne suis pas d’accord avec tout ce que dit Tristant Mendes France mais c’est du détail. En ce qui me concerne, par exemple, je me fous que tout ce qui restera de moi sur mes machines ou dans le nuage soit lu par mes proches voir même moins proches.

S’agissant du référent qui me semble effectivement important, ma femme sait l’essentiel des mes mots de passe, reste juste à savoir si elle s’en souvient 🙂

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Y a-t-il une vie numérique après la mort?

Je me suis posé la question récemment: que deviendra mon compte GMail si je meurs demain?

Je tiens tout de suite à rassurer ma famille et mon banquier: je n’ai aucune pulsion suicidaire ces temps ci.

J’ai donc trouvé qu’on peut accéder au compte d’une personne défunte au prix de quelques garanties bien légitimes, mais à mon avis, faut pas être pressé. 😦

Poussons plus loin.

jcfrog memories 2.0

Dans les siècles qui nous ont précédés, nombreux ont été ceux qui ont pu redécouvrir des proches disparus au travers des traces écrites laissées par ceux-ci: lettres, cartes postales, documents officiels, mémoires, …

J’ai la chance de ne pas avoir vécu ça mais j’imagine la charge émotive d’un tel voyage. Je pense en particulier à cette plongée dans une intimité jusqu’alors souvent inconnue.

Hors la révolution numérique une nouvelle fois change la donne: la trace écrite que nous, les de plus en plus nombreux webactifs, laissons dans le global brain, ne cesse de grossir à fond les ballons. Imaginons un instant que le bon dieu décide donc de me supprimer mon compte demain. Si quelqu’un était en mesure de fournir à ma veuve et mes orphelins mon id et mon mot de passe, ceux ci auraient accès à une très grande part de mon vécu: mes mails, mes photos privées, mes documents, tous mes comptes en ligne. Bref, mon intimité numérique.

D’ailleurs pour mes enfants par exemple, nul besoin de connaître mes mots de passe pour redécouvrir d’ici qu’ils grandissent un peu la personnalité de leur papa à travers ses interventions sur les forums, blogs, twitter ou autres plateformes 2.0 au cours de toutes ces années. Déjà aujourd’hui des outils un peu vertigineux permettent de rapatrier toutes tes interventions sur la toile mondiale rien qu’en connaissant ton pseudo. Et puis il y a la multiplication de l’image, de la vidéo: des témoignages de vie de chacun seront de plus en plus souvent à disposition pour tous et pour « toujours ». Imagine pouvoir regarder sur YouTube des conneries de ton arrière grand père quand il avait 20 ans, des débats passionnants de ton arrière grand-tante sur le féminisme sous la 4eme République? 🙂

Je ne sais pas ce que sera l’Internet dans 40 ans et au delà, gardera-t-il l’empreinte de toute son évolution, on peut le penser. Cela voudrait dire que les générations futures, avec des systèmes que je n’imagine même pas encore, pourront certainement avoir accès à une vision globale de leurs aïeux par les traces numériques dans le global brain. Faudra-t-il légiférer? Accepter de son vivant par voix testamentaire que nos enfants aient accès à notre « esprit » numérisé?

Je ne sais pas, je n’ai que des questions, mais le sujet me semble intéressant.

Ce qui est sûr, c’est que nous sommes de plus en plus persistants dans la mémoire collective. Ca va devenir difficile de disparaitre sans laisser de trace. Tant mieux pour les historiens, tant pis pour ceux qui tiendraient à une éventuelle intimité post mortem… 🙂

Note to myself: penser à rappeler mes id/pwd à ma Laurette 🙂

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