“Social Networking is definitely important!” #revolution

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Tout le monde y va de son couplet sur le rôle d’Internet dans les bouleversements politiques que nous connaissons aujourd’hui en Égypte et en Tunisie, hier en Iran, demain ailleurs, sans aucun doute.

Tu penses bien que je ne vais pas passer mon tour🙂

Certains font de bons mots pour rappeler que la révolution ne se fait pas à coup de tweets mais avec du courage et du sang. Bien. Mais qui dit le contraire? Qui oserait oublier le prix payé par la rue?

De ce que je lis tout le monde reste au contraire très prudent.

Je pense à 2 points évidents:

1- Avant: l’immersion dans le bain mondialisé. Il me semble qu’un point essentiel est l’impregnation démocratique par la conversation. Il vaut mieux pour un dictateur gérer la censure à la chinoise, avec de vraies occultations du monde, car laisser son peuple aller sur facebook, twitter et google, c’est à coup sur le laisser voir ce qu’il y a de plus dangereux: les vies possibles. Avoir des nouvelles d’un cousin en Europe ou aux States c’est une chose, mais aujourd’hui, clore un tchat avec de la famille ou des amis vivant dans des pays gâtés et retomber à la déconnexion dans le monde réel si anachroniquement oppresseur, c’est surement bien plus insupportable que cela ne l’a jamais été.

2- Pendant: le flux ascendant incontrôlable d’information brute. La coupure des liaisons Internet est s’il était nécessaire la preuve même de ce que le réseau des réseaux est l’incarnation de la pulsion démocratique. L’horizontalité, la transparence. Impossible pour des dirigeants de se pointer au 20h pour nous expliquer ce qui se passe “là bas”, et ce qu’on doit en penser, on a déjà “vécu” l’essentiel. La communication gouvernementale est à la traîne, et c’est normal, point de grief ici.

Je pense également à un 3eme point, moins souvent évoqué et dont parle ici l’interlocuteur:

3- L’opinion publique est impliquée comme jamais. Je me souviens de la vive émotion quand le mur de Berlin est tombé. Mais scotché au poste, nous étions spectateurs. Depuis l’Iran, je découvre une imprégnation, j’ai tissé des liens avec ces pays qui mutent. Ne sommes nous pas bêtement plus attentifs à une région où nous passons toutes nos vacances, simplement parce qu’on la connaît. La proximité fait naître de la fraternité, je n’ai pas de doute là-dessus. Les voyages forment la jeunesse, les contacts numériques aussi. Regarder un reportage compilé du JT c’était bien, recevoir en direct les films et photos des gens dans la rue, pouvoir même échanger avec eux, c’est un pas de plus dans la communication.

Et puis on est un peu acteur, à dose infinitésimale pour beaucoup, même si on se sent parfois con avec notre pauvre RT, on est tout de même un maillon de la prolifération des infos jugées utiles, de l’augmentation de l’empreinte de l’évènement. Je te jure, je me sens plus proche aujourd’hui des iraniens, des égyptiens, des tunisiens, que je ne l’étais avant. Et j’aime ça.

Enfin il est de bon ton semble-t-il de minimiser le rôle de Wikileaks et tout autre organe de renseignement 2.0.

Bien sûr ces soulèvements sont d’abord l’expression de décennies de souffrances, c’est un phénomène social, encore une fois qui dit le contraire? Je pense pour ma part que la désacralisation de la diplomatie et la sortie de quelques remarques salées sur la vision des prétendus grands de ce monde ne sont pas pour rien dans cet emballement des choses.

Il s’agit pour moi de la concordance de nombreux phénomènes globaux, pour beaucoup interneto-neurologiques, et je ne m’intéresse pas à la part de chacun. Une révolution Twitter? Un soulèvement Facebook? Bien sûr que non. A-t-on parlé de rébellion TV au vietnam? L’outil n’est qu’un outil, mais il libère l’homme. Et l’outil 2.0 est en train de prouver qu’il en a dans le bide.

Je le remercie pour ça.

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  1. #1 par ViBra le février 1, 2011 - 9:40

    Il apparaît évident aujourd’hui que Internet et les outils 2.0 ont rendu beaucoup de choses possibles, c’est un non-geek qui vous le dit (pas de portable, pas de facebook ni de twitter ! … et sur PC en plus ;o) ).
    Les révolutions tunisienne et égyptienne ont été grandement facilitées par ces outils, personne ne peut dire le contraire. Les dictateurs encore en place en ont peur et rien que pour ça, le Web 2.0 méritent le respect.

  2. #2 par Otyugh le février 3, 2011 - 8:21

    Fra-ter-ni-té !
    Non sérieusement, si le monde idéal existe, c’est où celle-ci prédomine. Quelque soit la situation, si on se sert tous les coudes avec solidarité et gaité, et vois peu de chose qui puisse faire chier l’être humain.

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