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Hadopi Song III: Vivre ou survivre

Je vois qu’elle commence à fuiter sur YouTube (ce dont je me réjouis) alors je la poste vite vite. J’espère que tu enjoyeras autant que je me suis amusé à la faire :)

Tu peux monter le volume, j’ai travaillé un peu le son sur certains passages.

La bise chez toi et courage, le soleil arrive ;) #15aoutdenovembre

Edit: je réalise que Balavoine ça commence à dater un peu #jesuisvieux, alors je te mets le clip du boss au cas où…

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Une chanson

Ce n’est pas grand chose une chanson.

La chanson c’est un art mineur qu’il a dit le Monsieur.

Je suis d’accord.

D’ailleurs Jimi sait que je l’aime la musique, j’ai même songé superficiellement à en faire sérieusement, mais je crois que j’ai toujours su au fond de moi que je ne suis pas fait pour ça. Contrairement à ce qu’ont pu croire mes chers parents, je n’ai jamais imaginé laisser tomber la voie bourgeoise qui s’offrait à moi pour « vivre de mon art ».

Pourtant être reconnu par des gens que tu ne connais pas, ça m’est arrivé à un tout petit niveau, et bien faut le dire ça fait quelque chose. Surtout à ces âges bouleversés. J’ai joué dans des groupes qui avaient un indéniable et immense talent confidentiel.

Moi ce qui m’a toujours botté, c’est d’écrire une chanson. Et puis avec les années, si ma musique avait parfois l’honneur de me plaire, j’étais toujours attéré par mes textes que j’estimais pourtant bien supérieurs à la moyenne de ce que j’entendais (dans l’univers rock of course). Oui quand on écrit, quand on compose, on est prétentieux. Sinon comment oserait-on?

Et pourtant une chanson ça peut marquer une vie. Je ne parle pas du plaisir, de la jouissance du tube, je parle de l’aspect disons, allez j’ose, politique d’une chanson. La graine qui a fait fleurir ce poste est une fois de plus un tweet tardif qui évoquait hier « les bourgeois » du grand Jacques. Ca vannait sur l’aile marxiste de ma timeline, et me joignant aux compliments de rigueur, je pensais à quel point cette chanson avait certainement impacté ma réflexion politique.

Non les mots ne sont pas trop grandiloquents, il s’agit bien de ma façon de voir le monde et son organisation. Il arrive un moment dans l’enfance où la pensée prend son indépendance, développe des avis qui ne sont pas forcément ceux de son entourage. Ce moment troublant où on décide de quitter le chemin tracé, où on découvre une autre vérité qui s’impose, souvent nous heurte, nous gifle, c’est une magie dont je me souviens.

J’ai essayé de me souvenir.

J’ai tout de suite pensé au Chanteur de Balavoine.

1978, j’ai dix ans, je passe mes samedis soirs devant des soirées pailletées de Maritie et Gilbert Carpentier, et cet ovni Balavoine tombe du ciel comme un pavé dans la soupière. « Diront que j’suis pédé » « Que mes yeux puent l’alcool » « Je veux mourrir malheureux », les paroles me choquent, mais je sens que c’est bien, que c’est de la tripe, que ça dit quelque chose.

Surement les premières fois que je réfléchis un peu à tout ça, le sexe, les homos, l’alcool, je n’y connais rien et je suis content de voir un gars qui me fait penser.

Puis Brel.

Les bourgeois justement. J’en suis, et je ne comprends pas bien à l’époque pourquoi tout le monde écoute des gars comme le grand Jacques ou Brassens alors qu’ils leur renvoient leur médiocrité à la figure. Ce sera le même sentiment plus tard avec tous les croyants que je croise dans mon univers catholique et qui ne se conduisent pas avec la moindre trace de grandeur, de partage, de pardon. Décalage.

Puis Brassens, plus tard puisque plus austère. Et là du politique, il y en a. Mais ce serait trop long. :)

Toutes ces années j’avais en parallèle de folles passions pour Metallica, Prince, SRV, Téléphone, U2, et tant d’autres, mais c’est autre chose.

Enfin je finis avec une anecdote que j’ai entendue il y a bien des années de la bouche de Pierre Perret, à une époque justement où j’étais un peu … disons découragé.

Pierre Perret racontait qu’un jour il a reçu le courrier d’une dame qui se disait raciste, et qui avait été bouleversée par sa chanson Lily. Cette dame disait en substance qu’elle avait été amenée à reconsidérer son point de vue et qu’au delà de l’émotion, c’est bien son opinion qui avait changé, elle découvrait qu’elle n’était plus raciste, qu’elle avait compris quelque chose. Ainsi donc, c’était arrivé: contre toute attente, contre tout cynisme, quelque part, une chanson avait changé le monde.

Je me souviens précisément d’où j’étais à ce moment là. J’étais en route pour le boulot.

Crois le où non, j’en ai pleuré dans ma voiture.

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J’aimais bien cette époque

Canal était plus « intime ». Je ne sais pas si on pourrait avoir cette liberté de ton aujourd’hui. Enfin si, je sais. Après un reportage sur la résurgence de mouvements nazillons sur Envoyé Spécial, ça fait beaucoup pour ce soir. J’admire la pédagogie de Gildas et du regretté Balavoine.

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