Archive pour mars 2010
Une chanson
Ce n’est pas grand chose une chanson.
La chanson c’est un art mineur qu’il a dit le Monsieur.
Je suis d’accord.
D’ailleurs Jimi sait que je l’aime la musique, j’ai même songé superficiellement à en faire sérieusement, mais je crois que j’ai toujours su au fond de moi que je ne suis pas fait pour ça. Contrairement à ce qu’ont pu croire mes chers parents, je n’ai jamais imaginé laisser tomber la voie bourgeoise qui s’offrait à moi pour “vivre de mon art”.
Pourtant être reconnu par des gens que tu ne connais pas, ça m’est arrivé à un tout petit niveau, et bien faut le dire ça fait quelque chose. Surtout à ces âges bouleversés. J’ai joué dans des groupes qui avaient un indéniable et immense talent confidentiel.
Moi ce qui m’a toujours botté, c’est d’écrire une chanson. Et puis avec les années, si ma musique avait parfois l’honneur de me plaire, j’étais toujours attéré par mes textes que j’estimais pourtant bien supérieurs à la moyenne de ce que j’entendais (dans l’univers rock of course). Oui quand on écrit, quand on compose, on est prétentieux. Sinon comment oserait-on?
Et pourtant une chanson ça peut marquer une vie. Je ne parle pas du plaisir, de la jouissance du tube, je parle de l’aspect disons, allez j’ose, politique d’une chanson. La graine qui a fait fleurir ce poste est une fois de plus un tweet tardif qui évoquait hier “les bourgeois” du grand Jacques. Ca vannait sur l’aile marxiste de ma timeline, et me joignant aux compliments de rigueur, je pensais à quel point cette chanson avait certainement impacté ma réflexion politique.
Non les mots ne sont pas trop grandiloquents, il s’agit bien de ma façon de voir le monde et son organisation. Il arrive un moment dans l’enfance où la pensée prend son indépendance, développe des avis qui ne sont pas forcément ceux de son entourage. Ce moment troublant où on décide de quitter le chemin tracé, où on découvre une autre vérité qui s’impose, souvent nous heurte, nous gifle, c’est une magie dont je me souviens.
J’ai essayé de me souvenir.
J’ai tout de suite pensé au Chanteur de Balavoine.
1978, j’ai dix ans, je passe mes samedis soirs devant des soirées pailletées de Maritie et Gilbert Carpentier, et cet ovni Balavoine tombe du ciel comme un pavé dans la soupière. “Diront que j’suis pédé” “Que mes yeux puent l’alcool” “Je veux mourrir malheureux”, les paroles me choquent, mais je sens que c’est bien, que c’est de la tripe, que ça dit quelque chose.
Surement les premières fois que je réfléchis un peu à tout ça, le sexe, les homos, l’alcool, je n’y connais rien et je suis content de voir un gars qui me fait penser.
Puis Brel.
Les bourgeois justement. J’en suis, et je ne comprends pas bien à l’époque pourquoi tout le monde écoute des gars comme le grand Jacques ou Brassens alors qu’ils leur renvoient leur médiocrité à la figure. Ce sera le même sentiment plus tard avec tous les croyants que je croise dans mon univers catholique et qui ne se conduisent pas avec la moindre trace de grandeur, de partage, de pardon. Décalage.
Puis Brassens, plus tard puisque plus austère. Et là du politique, il y en a. Mais ce serait trop long.
Toutes ces années j’avais en parallèle de folles passions pour Metallica, Prince, SRV, Téléphone, U2, et tant d’autres, mais c’est autre chose.
Enfin je finis avec une anecdote que j’ai entendue il y a bien des années de la bouche de Pierre Perret, à une époque justement où j’étais un peu … disons découragé.
Pierre Perret racontait qu’un jour il a reçu le courrier d’une dame qui se disait raciste, et qui avait été bouleversée par sa chanson Lily. Cette dame disait en substance qu’elle avait été amenée à reconsidérer son point de vue et qu’au delà de l’émotion, c’est bien son opinion qui avait changé, elle découvrait qu’elle n’était plus raciste, qu’elle avait compris quelque chose. Ainsi donc, c’était arrivé: contre toute attente, contre tout cynisme, quelque part, une chanson avait changé le monde.
Je me souviens précisément d’où j’étais à ce moment là. J’étais en route pour le boulot.
Crois le où non, j’en ai pleuré dans ma voiture.
Poésie mathématique en 3D
Tout ce que j’aime, sublime
Et je te conseille d’ailleurs d’aller le voir sur YouTube en HD
Twitté par @pressecitron
Tiens à propos de maths, je te propose cette petite vanne que j’ai bien aimé
Site du créateur avec tutoriaux: http://etereaestudios.com/
Point de vue
J’accompagnais ce matin à l’école de la République 2 magnifiques spécimens de ma progéniture, soucieux que je suis comme tout parent qu’ils y apprennent au plus vite les règles élémentaires de la concurrence internationale non faussée
Chemin faisant, un malotru motorisé à 2 roues nous coupe la route en émanant moult gaz à effet de serre moi le kiki. Mes héritiers expriment leur dégout et ma fille m’adresse sans autre forme de procès un laïus fort savant sur la vilaine pollution qui tue la planète et sur la nécessité de chacun de prendre les transports en commun, s’ils en ont la possibilité, précision que j’apprécie et qui témoigne d’un début de prise de recul. En tant qu’écolo non pratiquant, je lui concède qu’elle a bien raison mais que le monde est un peu plus compliqué. S’en suit une discussion passionnante sur la voiture électrique, les avantages, les inconvénients, lorsque nous tombons nez à cul avec ce monstre vorace.
Nous le dépassons avec philosophie pendant que j’exprime ma réserve toute en nuance sur ce genre d’ineptie pour messieurs mal assurés de leur virilité. Alors que nous concluons sur l’évidence que cela ne semble pas là le chemin à suivre en priorité, j’entends le monsieur derrière nous dire à sa fille qui regarde le même carrosse: “Ah c’est beau ça hein ma fille?! Sûr que papa peut pas se payer ça, rien qu’une roue ça vaut plus cher que le salaire de papa!”
Et alors? Et alors rien. Chacun son avis.
Mais c’est moi qui ai raison!
#anecdote, billet d’Hummer, hahaha
Second tour des Régionales 2010 annulé
si une liste obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, elle obtient le quart des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis à la représentation proportionnelle entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages.
C’est donc la surprise générale du jour, la stratégie de l’union l’emporte au premier tour avec le score historique de 53,6%, une victoire sans appel de la coalition des grands partis du “j’ai pas le temps”, “je veux pas”, “c’est l’ouverture de la pêche à la truite”, “fait trop beau”, “tous pourris!”, “je m’y retrouve pas”, “ah c’était hier?”, “y’a match!”, “oui mais non”, “chui trop un rebel” et le tout jeune “c’est quoi déjà l’URL pour voter?”.
Nous aurons donc un quart de sièges vides dans les conseils régionaux, les petits partis devront se partager les miettes selon la loi en vigueur.
Le monde avance.
(ceci est une blague de mauvais goût: à dimanche!)
Petits citoyens cherchent supporters
Ces adorables enfants sont ceux du camarade Pierre-Olivier. Ils se lancent dans une opération caritative au bénéfice de la population de Kouka (Burkina Faso).
Comment ne pas encourager une telle initiative, quoi de plus important que l’engagement?
Alors fonce les soutenir ici, je crois que même un petit commentaire leur fera de bien!
Killian et Aurélia, permettez moi de vous féliciter et de vous souhaiter une belle randonnée!
Comment animer un anniversaire de jeunes enfants?
Publié par jcfrog dans Non classé le mars 12, 2010
Ma tendre épouse a la passion des enfants et a exercé plusieurs années comme instit Montessori. Une nouvelle occasion m’est donc donnée de l’admirer à chaque fois que sonne l’heure fatidique de l’anniversaire d’un des enfants: elle sait animer ça.
Suite à une question de @Koztojours, comme ça ne tient pas dans un twitt et que ça pourrait servir à d’autres, je propose de partager ici quelques unes de ses astuces éprouvées sur le sujet.
D’abord Madame sépare les pitchounes en 2 équipes. Il y aura donc les oranges et les verts, ou bien les lions et les gazelles, ou n’importe quelle autre scission symbolique qui plaise aux chérubins (toujours leur laisser de l’initiative sur tous les sujets). On note ça sur une feuille, on fait 2 belles colonnes et tous les points accumulés lors des jeux seront additionnés sur ce tableau.
Puis viennent les jeux. Un équipement de base essentiel: les ballons. Penser à en gonfler 2 ou 3 fois le nombre d’invités, c’est festif, décoratif (si, si), et ça les rend fous
Exemples de jeux:
- le ballon musical: pour N enfants prendre N-1 ballons, mettre de la musique et tout le monde danse avec les ballons par terre (ils bougeront aussi, tu verras). Quand la musique s’arrête, tout le monde doit attraper un ballon, celui qui n’en a pas est éliminé. On retire un ballon et on continue jusqu’à ce qu’il ne reste plus que les membres d’une même équipe (à la maison, c’est moi qui fait le mange disque avec ma guitare
)
- le “Jacques a dit”: un grand classique, nécessite du talent de ta part. De ta prestation dépend la réussite du jeu
- le jeu de mémoire : prendre un plateau, y déposer plein d’objets de toute sorte. On recouvre d’un torchon et on dévoile le plateau devant les enfants préalablement installés autour de la grande table. On leur donne un temps fixé d’observation intensive au bout duquel on retire le plateau. Chaque équipe tente alors d’inscrire sur une feuille le plus grand nombre d’objets dont ses membres se souviennent. Tire bouchon, ciseaux, punaise, iPhone, légo… Au bout de quelques minutes, les équipes sont rappelées pour confronter leurs listes. 1 point par objet retrouvé.
- le lion qui dort: tout le monde s’allonge et fait semblant de dormir. L’animateur veille le moindre mouvement de babine, chaque mouvement détecté élimine le lionceau. Sois impitoyable!
- “pass the parcel”: achète des petits jouets ou des bonbons, emballe chaque cadeau de plusieurs couches de papier journal. A chaque partie donne aux enfants assis en ronde un paquet. Ils se le passent les uns les autres pendant que la musique les enchante (oui c’est moi à la guitare, mais un MP3 c’est ok). D’un coup la musique s’arrête et celui qui a le paquet arrache l’emballage. Si c’était la dernière couche, il a gagné le cadeau, sinon la musique redémarre et la ronde du paquet également.
- un autre truc avec les ballons: chaque enfant prend un ballon, il le lance en l’air, ils doivent les empêcher de toucher le sol et n’ont pas le droit de les attraper. Au début ils font comme ils veulent puis tu compliques la chose: “seulement une main”, “seulement le pouce”, “les genoux”, “une main dans le dos” …
Voilà, ce ne sont que quelques exemples qui me reviennent à l’esprit, je suis sûr que j’en oublie plein, j’y reviendrai peut-être plus tard avec Madame. N’hésite pas à en lâcher d’autres dans les comm pour ceux qui passeraient par là.
Bon courage aux parents condamnés à vivre ça ce WE
One Love (song around the world)
Bon vendredi mon poulet!
On se voit dimanche pour le dépouillement?
Le Domenech
Euh, c’est pas pour dénoncer, mais la version Facebook est de meilleure qualité me semble-t-il…














































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