Imaginons que l’Etat décide de vacciner toute sa population contre une vilaine grippe appelée h1n1.
Sachant que l’Essonne dispose de 17 centres de vaccination, que sa population est approximativement de 1 200 000 habitants, combien de temps faudra-t-il au centre de Longjumeau pour vacciner l’ensemble de la population qui lui est affectée?
Hypothèses et données supplémentaires:
- on suppose une répartition égale des populations sur tous les centres
- on suppose que le centre de Longjumeau vaccine 50 personnes pas jours d’ouverture (oui je sais, je suis très optimiste)
- les centres de vaccination sont ouverts 3 jours par semaine (si, si, je t’assure)
- on suppose que tout le monde accepte de se faire vacciner (oui je sais…) et qu’il y a toujours assez de gens qui attendent pour maintenir le flux
- on approxime une année à 52 semaines.
Tu ne t’embêteras pas avec les virgules et les détails, c’est un ordre de grandeur que nous souhaiterions obtenir.
Solution:
La population qui doit être vaccinée à Longjumeau est de 1 200 000 / 17 = 70588
le centre de Longjumeau peut vacciner 50 x 3 = 150 personnes par semaine.
Il faudra donc 70588 / 150 = 470 semaines, soit 470 / 52 = 9 ans pour vacciner contre la grippe h1n1 2009.
Tu as trouvé pareil? Bravo, tu as 20/20!
Par contre je n’aime pas être sévère, mais je ne peux pas faire autrement: je mets un 0/20 à l’administration, copie à revoir!
Oui je sais, la critique est facile.





























Un 0/20 digne d’un @Vinvin ! Autant, la défiance de la population et l’attitude des médias face à cette question (je généralise, y’a des exceptions) atteint un sommet de bêtise, autant ce que tu nous décris depuis quelques jours est absolument scandaleux. Comment peut-on prétendre mettre en œuvre des mesures de santé publique dans ces conditions ? Le décalage en est carrément pathétique. J’ose espérer que le cas de Longjumeau est une anomalie et non pas un cas généralisé sur l’ensemble du territoire, et les réponses laconiques sur des dysfonctionnements dus à de malheureux concours de circonstances ne suffiront pas à démonter l’implacable vérité mathématique dont tu viens de nous gratifier.
Souhaitons que cela serve à quelque chose…